Le Timeboxing est une technique de gestion du temps utilisée dans les méthodes agiles pour la planification et la maîtrise des délais. Cet article en rappelle le principe et souligne les différences avec les approches traditionnelles.

Un concept très simple

Le Timeboxing est une division du temps en périodes successives d’une durée égale et relativement courte. Pour un projet, la durée recommandée des périodes est entre 2 et 6 semaines.

Cette technique est utilisée dans le domaine du développement logiciel pour imposer des livraisons fréquentes et régulières. L’objectif est d’accélérer le cycle de développement et le feedback des utilisateurs. Il s’agit aussi de lutter contre les problèmes bien connus de gestion du temps (cf. effet tunnel, lois de Parkinson et de Hofstadter, syndrome de l’étudiant etc.).

Dans le cas du développement logiciel, chaque période se conclut par une livraison. Elle est assimilable à une boîte dans laquelle il faut faire entrer le maximum de nouvelles fonctionnalités. La taille de la boîte est imposée et correspond à la charge de travail réalisable pendant la période. Le principal enjeu de la planification consiste à optimiser l’espace de chaque boîte en fonction de la priorité de chaque fonctionnalité et du temps nécessaire pour la développer.

Différence avec l’approche traditionnelle

En général, les techniques agiles prennent le contrepied de l’approche traditionnelle. Le Timeboxing n’échappe pas à la règle.

En effet, la démarche traditionnelle veut qu’on commence par décomposer le projet en travail à faire (WBS), puis à estimer la durée des tâches pour enfin calculer les délais. Avec le Timeboxing, les délais sont imposés, au chef de projet (ou équivalent) de proposer un découpage du projet qui convienne. C’est comme si le Client disait dans le premier cas « livrez-moi dès que vous le pouvez » et dans le deuxième cas « livrez-moi ce que vous pouvez mais livrez-moi à la fin du mois ».

On notera aussi qu’en mode Timeboxing, la planification ne concerne pas les tâches mais les livrables ou les produits des tâches.

Différence avec les cycles itératifs

Appliqué aux cycles itératifs, le Timeboxing impose des contraintes spécifiques sur les itérations. Elles doivent avoir la même durée et cette durée doit être très courte (2 à 6 semaines).

Dans certaines méthodes comme SCRUM, le terme Itération est remplacé par la métaphore sportive du Sprint pour en accentuer la brièveté.

Pour beaucoup, des livraisons toutes les 2 semaines sont inimaginables, tandis que pour d’autres c’est déjà une réalité.

Le Timeboxing est-il réservé au seul domaine du Développement Logiciel ?

Il est difficile d’imaginer un autre domaine où on puisse développer des nouveautés et les livrer dans des délais aussi courts. Et même dans le développement logiciel, cette technique ne s’adresse qu’à une certaine catégorie de projets (ex: Web…) ou à un moment particulier du cycle de vie du produit (ex: prototypage, version alpha).

 

Remarque: Il existe une technique individuelle de gestion du temps appelée aussi timeboxing: la technique de Pomodoro.

 

 

 

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